23 jours sans donner de nouvelles ! Non, rassurez-vous, nous n'avons pas pris 23 jours de vacances, bien au contraire, et c'est ce qui explique cette longue absence.
Depuis Paques, que de rebondissements dans la vie de notre bureau et dans l'organisation du festival.
Cette année, nous avons souhaité que le festival investisse pleinement la ville d'Uzès, nous avons donc réfléchit, avec les chorégraphes invités, à des spectacles dans l''espace public et à des
nouveaux lieux de représentation.
Pour Laurent Pichaud et sa compagnie x-sud, Marc Vincent et François Chaignaud/Cecilia Bengolea, cela n'a presque pas posé de problèmes. C'est malheureusement avec Christophe Haleb et sa
compagnie La Zouze que nous avons touché du
doigt les problèmes liés aux représentations "in situ".
Christophe Haleb devait présenter sa dernière création Evelyne House of Shame, inspirée des cabarets et salons artistiques du 19e, ils proposent au public d’investir et de se
réapproprier temporairement des lieux - connus, mal connus, ou méconnus - du patrimoine du XIXe siècle. Or, nous ne doutions pas qu'il serait si compliqué, à Uzès, de trouver un lieu adéquat.
Après plusieurs essais dans le centre ville d'Uzès qui n'ont donné aucun résultat (pour de multiples raisons qu'il serait bien trop long d'expliquer en détail), nous avons souhaité faire
découvrir le Chateau de St Privat, à Vers, situé sur le site même du Pont du gard.
Or, énième rebondissement, ce soir là se joue au même moment le spectacle du Groupe F sur le site du Pont... impossible donc de faire cohabiter son et lumière et salon artistique...
Retour donc à la case départ !
Nous écumons alors les chateaux et hôtels particuliers de la région (très éprouvant notre travail....) tandis que les délais pour imprimer le programme commencent à se resserer.
Pendant ce temps, la compagnie La Zouze poursuit ses ateliers avec les patients de l'hopital psychiatrique Le Mas careiron et les élèves du lycée Guynemer à Uzès. Avec Séverine Beauvais et
Laurent Le Bourhis, ils élaborent les costumes de la création : des robes-crinoline en papier et plastique, résultat incroyable, tandis qu'avec Christophe Le Blay ils donnent vie à Evelyne, lui
créent une histoire, un passé, un présent, un futur, la font se mouvoir, de déplacer. Evelyne se dessine et prend forme dans l'imaginaire de chacun...
C'est malheureusement après de longs jours d'infructueuses recherches que nous prenons la douloureuse décision de reporter la création de Evelyne House of Shame en 2011. Evelyne
continuera cette année à se dessiner dans nos têtes, nous pousuivrons la création de sa "garde-robe", mais elle ne visitera Uzès qu'en 2011, une année de plus pour grandir....
Mais qui remplacera donc Evelyne ? Non, Evelyne est irremplaçable, nous sommes bien d'accord, je rectifie ... quel spectacle présenterons-nous en ouverture du festival ?
Le temps presse, le programme doit partir à l'impression, le dossier de presse est attendu par les journalistes, le site doit etre mis à jour, le festival approche !
Remplacer un spectacle au dernier moment n'est pas chose facile.
Une programmation se pense pendant de longs mois, on teste des "combinaisons", on s'imagine, on se projete, on pense au public, par moment c'est un peu comme un puzzle, il faut arriver à trouver
le sens et l'image juste.
Ensuite, il faut que tout le monde soit libre au bon moment, chaque artiste n'étant pas seulement dans une compagnie.
Choisir ce spectacle n'est donc pas simple à première vue, jusqu'au moment où certaines choses deviennent évidentes.
Ce seront donc les Danses Libres de François Chaignaud et Cecilia Bengolea (chorégraphies de François Malkovsky) qui ouvriront ce festival à 22h sur la scène du jardin de l'Eveché, le
samedi 12 juin.
Danses Libres était d'ores et déjà programmé, mais dans une version plus courte, présentée dans le parc du Duché, sans piano. Le récital du 12 juin comportera des danses supplémentaires
et sera accompagné au piano.
Voilà, maintenant nous pouvons lancer l'impression du programme (nous sommes actuellement en train de faire les dernières corrections), demain j'envoie les dossiers de presse et nous poursuivons,
sereinement, l'organisation de cette édition, J-48...
Alexandra